Amel Benaïssa

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Habitués à vivre dangereusement, les acrobates de Tripotes défient ici toutes les injonctions sanitaires rabâchées par la crise dans des portés charnels qui feraient frémir tout épidémiologiste. Pourtant, on oublie vite ces préoccupations virales car leurs saltos vertigineux nous font surtout craindre pour leur intégrité physique. On frissonne plus à les voir défier la gravité qu’on ne se soucie de les voir non-masqués. Malgré tout, le trio se joue du contexte hygiénique en trouvant le moyen d’échanger leur salive à distance ! Le centre de crise aurait-il oublié d’interdire l’échange de balles de ping-pong en se les lançant de bouche à bouche ? Il est vrai que rares sont ceux capables de cette prouesse à six ou sept mètres de distance. Décontractés et drôles, les circassiens (Julio Calero Ferre, Daniel Torralbo Pérez et Gianna Sutterlet, qui se sont rencontrés à l’Ecole Supérieure des Arts du Cirque à Bruxelles) saluent les badauds penchés à leur balcon entre deux pirouettes aériennes sur la bascule, s’excusent de s’approcher trop près quand une acrobatie dérape, et tissent un jeu complice avec ce public d’un soir d’une manière que toutes les vidéos et plateformes virtuelles du monde ne pourront jamais égaler. C. M.

Dans Borders, de Henry Naylor.

Mise en scène de Jasmina Douieb.

Une production du Théâtre Le Public

Création au Théâtre Le Public

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Marina Pangos

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J’ai grandi avec les films de Julie Andrews et Audrey Hepburn. C’est donc toujours une part de rêve qui se réalise quand on vous offre un tel rôle”, se réjouissait l’été dernier Marina Pangos alors en pleine répétition du rôle principal d’Eliza Doolittle dans la célèbre comédie musicale My Fair Lady, à l’occasion du festival Bruxellons!

Dès son plus jeune âge, Marina Pangos s’initie à la musique en prenant des cours de solfège et de piano. À 12 ans, elle intègre la prestigieuse maîtrise des Petits Chanteurs de Saint Marc de Lyon, où elle se forme à la musique baroque et au chant lyrique. On la retrouve ainsi sur la bande originale du film Les choristes, grand succès qui l’emmènera en tournée internationale.

Plus tard, elle s’initie au gospel et au jazz aux États-Unis, avant de revenir en France où elle étudie le théâtre, le chant et la danse. La jeune artiste apparaît dans diverses productions parisiennes et européennes (L’Auberge du Cheval Blanc, Le voyage extraordinaire de Jules Verne, Dirty Dancing,..) .

Chez nous, Marina Pangos excelle en bouquetière des quartiers populaires, aux côtés de Franck Vincent en professeur de phonétique distingué. Avec son accent créé de toutes pièces (qu’elle maîtrise aussi bien en jouant qu’en chantant), elle livre de sa voix cristalline une prestation éblouissante, teintée de charme, de piquant et d’humour. St.Bo.

Dans My Fair Lady, de Frederick Loewe et Alan Jay Lerner.

Mise en scène de Jack Cooper et Simon Paco.

Une coproduction de Bulles Production, Cooper Production et La Comédie de Bruxelles.

Création au Festival Bruxellons !

Mélodie Valemberg

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Boraine de cœur, Mélodie Valemberg a été formée au Conservatoire Royal de Mons où à côté du travail du texte, elle découvre l’art de la marionnette et la danse. Avec des envies de liberté, elle fonde la compagnie de théâtre de rue « J'ai toujours rêvé d'être un pirate » où elle se nourrit du contact direct avec le public. Collectivement, ils monteront plusieurs créations (La véritable histoire de la Petite Sirène, Capharnüm...). Elle n’oublie pas les spectacles de scène consolidant sa collaboration avec Matthieu Collard pour les Anges gardiens, Princesse Belgique, L’Etoffe de nos songes ou Le Froissement du Brouillard. On le verra aussi au cinéma dans le Journal d’une femme de chambre, version Benoit Jacquot, et dans la série Ennemi public. Clément Thirion fait appel à elle pour Pink Boys and Old Ladies. Le personnage qu’elle y incarne s’impose par son minimalisme expressif et chorégraphique. Elle est celle qui n’a pas de nom et qui ne dit presque rien, se contentant de hocher doucement la tête, comme les chiens posés sur la tablette arrière des voitures. Et quand elle prend la parole, c’est pour trouver son chemin en définissant les choses et les mots. Elle change encore de registre avec la chanson du final qu’elle interprète avec une grâce toute saltimbanque. G.B.

Dans Pink Boys and Old Ladies, de Marie Henry.

Mise en scène de Clément Thirion.

Une coproduction MARS, Mons arts de la Scène, Kosmocompany, Théâtre de Liège, Théâtre la Balsamine, Maison de la Culture de Tournai/maison de création, La Coop asbl et Shelter Prod.

Création à MARS, Mons Arts de la Scène.