Philippe Beheydt

/photos/Philippe_Beheydt.pngLe désir d’écrire pour le théâtre est venu à Philippe Beheydt (° 1971) pendant qu’il étudiait au Cours Simon à Paris. Depuis 1997, il a donné plus d’une dizaine de pièces – parmi lesquelles Le Manteau, Une ombre sur un mur blanc ou À un jet de pierre de Pristina –  dont il sait aussi se faire le metteur en scène, le scénographe et l’un des interprètes. Depuis 2005, il travaille comme comédien et comme auteur au sein de la Compagnie Influenscènes. Finaliste au Prix 2006 des Metteurs en Scènes, concours d’écriture du Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles, pour À un jet de pierre de Pristina, il obtenait deux ans plus tard une bourse d’écriture du Centre National du Livre d’où est né Dans le secret de ma paume, créé au Théâtre du Méridien en janvier 2009. Les relations familiales – et en particulier le rapport père-fils – constituent son sujet de prédilection qu’il traite d’une écriture directe, électrique, vraie et qui sonne juste. Philippe Beheydt est nommé aux Prix de la Critique cette année pour son texte La Boîte en coquillages, une commande de Catherine Brutout pour le Méridien. Ce drame naturaliste contemporain très réussi évoque une fratrie face à l’agonie d’un patriarche despotique. Cette saison, dès le 16 novembre et toujours au Méridien, on découvrira une nouvelle œuvre de lui : Est-ce que les anges vont mourir un jour ? PhT. Philippe Beheydt, la boîte en coquillages, théâtre du Méridien.
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Dominique Bréda

/photos/Dominique_Breda.pngC’est un grand gentil, cet auteur et metteur en scène qui aborde les névroses de la vie avec humour à l’instar de Purgatoire, Hostiles ou Le Groupe. S’il est tombé dans la marmite du théâtre un peu par hasard après un passage en réalisation à l'IAD, il a touché à tous les arts, la musique, puis le cinéma et la photographie. Avec le beau monologue Emma (créé à la Samaritaine en 2008), il prend goût à l’écriture et propose des pièces à la jeune équipe du café-théâtre de la Toison d’Or dont certaines qu’il met en scène. Par rapport à l’écriture, cette "activité solitaire pas très amusante, car il faut tout le temps se battre contre le vide qui arrive après", travailler avec les comédiens est pour lui "jubilatoire". L’air de rien, Dominique Bréda, en fin observateur, épingle les absurdités et les névroses quotidiennes avec tendresse et ironie. S’inspirant de ceux qui l’entourent et des aventures de sa propre vie, Dominique Bréda fait de "toutes ces petites choses qui nous embêtent" un formidable "terrain de jeux". "Le bonheur", dit-il, "est fait pour être vécu, pas pour être écrit". Une dose d’absurde, beaucoup d’humour, et du rythme, les comédies de Dominique Bréda sont irrésistibles. C.P. Purgatoire, mise en scène de Dominique Bréda, Café-Théâtre du TTO; Hostiles, mise en scène Alexis Goslain, XL Théâtre du Grand Midi; Le Groupe, mise en scène Dominique Bréda, Os à Moelle.

Pietro Pizzuti

/photos/Pietro_Pizzuti.pngDéjà plusieurs fois primé, en 2001 et 2004 en tant qu’acteur, en 2006 en tant qu’auteur (pour La Résistante et Le silence des mères), Pietro Pizzuti est un des visages clefs du paysage théâtral belge. Son sourire, sa douceur et sa force aussi, en font un créateur protéiforme; de l’écriture à la mise en scène en passant par le jeu, l’homme possède de multiples talents. Il n’est pas évident, avec un palmarès comme le sien, de changer de registre, de prendre des risques en somme. Mais lui, si, et il nous surprend et nous émeut encore et toujours. Cette année, nous avons frémi en apprenant le thème de L’Initiatrice, l’excision, et pourtant, de son écriture limpide, il est parvenu a mettre des mots sur la douleur féminine avec grâce et sans pathos. Si plus tard dans Kif-Kif, l’auteur a moins bien fait parler les pères et les fils que Le Silence des mères, l’originalité d’Animal nous a fascinés. Création collective, cette carte blanche à Pietro Pizzuti où il joue également, est un hommage au règne animal – dont nous sommes. Trois pièces, trois facettes du talent de cet artiste lumineux et généreux. C.P. « L’initiatrice », mise en scène Guy Theunissen, Théâtre le Public. « Kif-Kif », mise en scène Christine Delmotte, Théâtre de la place des Martyrs. « Animal », création collective, mise en scène Virginie Thirion, Théâtre le Public.